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Couture • Vanessa Pouzet "Mademoiselle Twist"

Je ne suis pas seulement une couturière qui blogue, je suis aussi une lectrice assidue de blog de couture (la rubrique "Jolies vos cousettes" vous l'aura sans doute fait comprendre...) Aussi, impossible d'échapper à la déferlante de Twist (Little et Mademoiselle) lorsque le patron Vanessa Pouzet est sorti !

Le modèle ne m'a pas attirée de prime abord ; ce sont plutôt les nombreuses déclinaisons du modèle aperçues au fil de mes pérégrinations sur la toile qui ont finies par me convaincre...sans compter que c'est une jupe sans pose de fermeture éclair !

© Anaïs Cayla
Je savais dès avant l'achat du patron que j'opterai pour la variante "édition school" avec les deux pinces sur l'avant, adorant le peps que cela donnait au modèle, ainsi que la ceinture plate sur l'avant pour une mise en valeur de la coupe.

Et je me suis lancée, avec l'envie d'un projet facile, moyennement rapide... Et...la désillusion ! Il a d'abord fallu dompter le tissu dont les imprimés ne suivent pas le droit fil... Autant pour de petits pois, ça n'est pas un problème, autant pour des formes plus géométrique, si ce n'est pas droit, ça jure... Au grand dam de tou-t-es les saint-e-s et autres patron-ne-s de la couture, j'ai donc coupé mon tissu en suivant l'imprimé (et donc pas du tout droit...). Première épreuve.

© Anaïs Cayla
Un aperçu des tissus et du passepoil ton sur ton avec le second...

On pourrait croire que le passepoil m'a donné du fil à retordre mais pour une première, j'ai trouvé ça plutôt aisé, même si le raccord des deux extrémités n'est pas parfaitement aligné avec le raccord du corps de la jupe. Rien à signaler non plus du côté des pinces, le schéma est parfaitement clair. Est alors arrivée l'épreuve de la ceinture. Selon la variante "school", une fois les plis réalisés, retour au déroulement normal, à savoir froncer la jupe et poser la ceinture. Sauf que. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais moi je n'avais rien à froncer ! Au contraire, ma ceinture était plus grand que le corps de la jupe ! Peut-être une erreur dans les calculs je ne sais pas. Après avoir raccourci la ceinture, j'ai sué et pesté contre ce superbe tissu bleu foncé qui glisse entre les deux et rend le travail deux fois plus acrobatique... J'ai tenté la pose sur le tissu bleu clair en premier puis sur le tissu bleu foncé (la "doublure") en second... Un vrai calvaire ! De plus, le vrai atout de cette jupe est qu'elle est entièrement doublé et, normalement, réversible. Par manque de précision certainement, la ligne de couture qui ferme la ceinture sur l'endroit ne repasse pas exactement sur le pli de la ceinture sur l'envers ; ce qui rend la rend peu portable dans "l'autre sens". Et transforme le réversible en envers et non plus en second endroit (et je ne maitrise pas la couture à la main pour avoir eu l'audace de refermer la ceinture à points coulés).

© Anaïs Cayla
La ceinture avec deux coutures pour réaliser la coulisse 
donnant un effet volanté sur l'arrière que j'aime beaucoup !

Une impression mitigée sur la réalisation en elle-même et la jupe 2-en-1 malgré une grande satisfaction en voyant cette jupe quelques semaines après l'avoir cousue. Concernant le patron en lui-même, j'ai trouvé la mise en page vraiment anarchique, avec des "astuces" et "petits plus" qui s'insèrent entre deux étapes de montage et se retrouvent à cheval sur deux pages. Or, si la clarté des explications d'un patron est primordiale pour moi, le fait de pouvoir visualiser clairement une étape l'est tout autant. La question de l'économie de papier n'entre nullement en compte puisqu'il s'agit d'un .pdf et qu'il est donc aisé de sélectionner seulement les pages nécessaires au travail. Quelques schémas supplémentaires n'auraient d'ailleurs pas été de refus, notamment concernant la réalisation de la ceinture plate.

Par ailleurs - cela est sans doute très personnel, je ne le nie pas - lorsque je lis les explications d'un patron, je cherche et j'ai besoin d'instructions, d'être guidée dans ma réalisation. Pas d'humour style blog. Pour cela, si j'apprécie particulièrement la marque et/ou la personne, eh bien je lis son blog. Je me serai donc volontiers passée de remarques de ce style « Pour les élastiques, prévoir 3cm en plus ou en moins, suivant les bidous rondouillous ou les bidous de brindilles ;-) » ou encore  « Pour raccorder les extrémités du passepoil, coupez les cordons en les déshabillant (musique d’ambiance... attention strip-tease) pour qu’ils se touchent bord à bord » pour d'avantage de sobriété et de soin apportés à la conception des explications. Les rapports de copinage ne m'intéressent pas et pour me sentir proche d'une créatrice que j'apprécie, encore une fois, il me semble que son blog (ou n'importe lequel de ses réseaux sociaux - dont le nom révèle l'usage) est le lieu approprié. Vanessa Pouzet n'est pas la seule créatrice à jouer sur cette fibre dans sa communication et c'est fort dommageable. Et ce d'autant plus que le shop n'est lui non plus pas exempt de défauts et autres oublis : aucune indication sur le choix des tissus à privilégier et fournitures nécessaires ou encore concernant le niveau de difficulté des modèles. Et la réponse très rapide et gentille à une de mes interrogations par mail, n'aura pas suffit à me faire oublier ces déconvenues.

L'air d'y retourner n'a pas résonné avec cette créatrice, tout du moins pas pour la qualité des patrons, car de nombreux modèle suscitent mon intérêt.

Jupe Vanessa Pouzet
Modèle : Mademoiselle Twist
Tissu bleu clair : Cotton Ornament Tiles 1 de la collection « Ring a Roses » par Gütterman
Tissu bleu foncé : Odonata - bleu intense- circles par Frou-Frou, batiste 100% coton
Passepoil de la mercerie du coin.
Fils DMC.

Et je reviens vite, avec de la couture japonaise, MLM Patrons et mon amour de toujours, Coupé CouZu !


Edit du 12/04/2015 : le shop de Vanessa Pouzet a été entièrement refondu et gagne en clarté et précisions.

Photographie & Couture • Quelques vêtements en mouvements...

En tant que lectrice, j'apprécie toujours de voir des photos des vêtements portés : cela permet de mieux se rendre compte du tombé d'un tissu ou d'une coupe mais également des différences qu'un même patron peut dévoiler selon les mesures et les préférences des couturières et couturiers. Je n'avais jamais eu l'occasion d'être photographiée portant mes vêtements, étant donné que l'appareil photo quitte très rarement mes mains. Lyon et son beau temps ont donc été le parfait prétexte !

Bien que partie avec la quasi-totalité des vêtements que j'ai cousus pour moi, je n'en ai, finalement, que deux à vous présenter portés sur les quasi-1000 photos prises en une semaine (l'architecture est mon pêché mignon, je me pâme devant des ruines, des façades ou des constructions tarabiscotées) : le dos-nu japonais et le pantalon Coupé CouZu !

Le long de la Saône - Parc de la Tête d'Or
Je n'ai jamais tellement apprécié les dos-nus et pourtant, la manière dont celui-ci tombe me plaît énormément : taillé à mes mesures, nul besoin de passer sa journée à tirer sur l'élastique pour éviter que le soutien-gorge n'apparaisse au sus et au vu de tout un chacun...! Pour moi, un vêtement doit savoir se faire oublier et être confortable ; mission ici parfaitement remplie. J'aime également le fin ruban qui sert à resserrer le bas du vêtement et qui lui donne une vraie finition. En revanche, ça coince au niveau des bretelles que je trouve un peu fines ainsi qu'au niveau de l'élastiquage du devant... A la fois l'aspect "serré" et ma minceur font que j'ai du mal avec n'importe quel haut aux bretelles discrètes ou qui laisse apparaître le haut de mes épaules...

Devant l'Eglise Saint-Jean

Le pantalon ? Rien à redire, j'adore ! Il est confortable et léger et, passée la surprise de la fourche basse (très basse), il est devenu mon favori des journées d'été capricieuses. Un bémol tout de même : j'aurais pu allonger la longueur des jambes de quelques centimètres et porter un revers quasi systématiquement, mais pour un vêtement d'été et avec des sandales, c'est plus qu'acceptable !

Vacances obligent, ces mises en situation, en vie, de mes vêtements, sont dans leurs jus et donc moi aussi : lunettes de soleil et autres touristes s'invitent et s'incrustent. A nouveau, nombreuses blogueuses que je lis portent une belle attention à la mise en scène de leurs créations, ce que j'apprécie. Pour ma part, j'aime toujours prendre le temps de présenter mes vêtements non portés sur mon plancher, en pensant à la lumière, au meilleur angle de vue, aux détails, mais je ne pense pas à l'après ; après je les porte. Peut-être est-ce un pas à franchir en tant que blogueuse. Ou pas.

Toutes les photos © Bastien N.

Couture • La couture heureuse

Pixabay

En écrivant certains des derniers articles des Instantanés, j'ai cité plusieurs fois Grain de Maïs et son billet sur le choix des tailles en couture, et une chose en entraînant une autre, j'ai flâné sur son blog, redécouvrant avec plaisir ses créations... De blog en site et de clic en lien, l'engouement et l'admiration pour les réalisations et les patrons de créatrices indépendantes ont provoqués un malaise et enclenché une réflexion que je souhaitais partager avec vous.

La réalisation du duo Japon/Citronnille a été une révélation pour moi. Au moment d'enfiler le modèle terminé, j'ai compris pourquoi j'affectionne tant la couture japonaise et pourquoi j'y reviens souvent. Lignes simples, assemblage aisé, fioritures quasi-absentes...ça n'est pas ma flemme qui s'exprime. Si je plébiscite ces patrons, ce n'est pas (que) par envie de réaliser un projet rapidement mais avant tout parce que leur style me correspond. Lorsque j'ouvre mon placard, il est évident que tous mes vêtements ont un point commun : ils sont simples. Pas de coupe compliquée, pas (trop) de plis, d'asymétrie, de fronces, aucune dentelle ni broderie... Les touches d'originalité, de gaieté, viennent souvent de la couleur : beaucoup de t-shirts et de pulls violets, jaunes, oranges, bleus azur ou bleus rois, roses ou encore lie-de-vin. J'aime que les vêtements me mettent en valeur tout en restant simples et discrets ; pour moi, habillée rime avant tout avec décontractée. Ma garde-robe est bien loin de correspondre au dressing type féminin... et cela me va très bien !

Depuis que je couds des vêtements pour moi, deux points guident mes réalisations. Le premier, est que je ne cherche pas à m'habiller des pieds à la tête et à ne plus jamais aller dans aucun magasin. Je continue d'acheter des pantalons, des t-shirts... que j'agrémente de pièces cousues mains. Le second - le plus important à mon sens - est que je veux respecter mon style. Un peu dans la lignée du Wearability Project, je veux porter ce que je couds. Et je couds donc des vêtements qui collent à mon allure : les lignes droites, les vêtements sans empiècements ou superpositions compliquées, les tissus colorés et originaux...

Si le "buzz" que suscitent certains patrons me mettent mal à l'aise et m'interrogent, c'est parce que je n'arrive pas toujours à distinguer quelle est la part d'effet de mode dans tout cela. En effet, au fil de mes balades sur la toile, force a été de constater que peu de voix plus critiques, plus réservées se font entendre autour des marques de patrons indépendantes ; comme une adhésion sans conditions... Jusqu'à mon fameux duo, le dernier livre de Grain de Maïs était en pôle position sur ma liste d'ouvrages must have. Et puis j'ai réalisé que les créations proposées par Ivanne sont trop féminines pour moi. Beaucoup de courbes, de plis, de nœuds, de découpes... qui ne me correspondent pas. Il y a des modèles qui me plaisent et certains pourraient certainement m'aller avec un tissu adéquat. Mais, pour l'instant, ils ne me plaisent pas suffisamment. Et c'est donc, avec un vrai plaisir, que je continue d'admirer les créations Maïs, de recommander son blog, de lire ses articles et d'apprendre de nouvelles astuces, de retenir certaines associations de couleurs, de motifs, tout en ayant le recul pour dire "ça n'est pas fait pour moi", "ça ne me correspond pas". Pour le moment. Un style, une garde-robe, des goûts évoluent et peut-être que dans quelques années, ces Grains seront mes modèles de prédilections. 

Je crois donc que c'est une erreur que de chercher l'opposition et la comparaison entre les différentes marques de patrons aujourd'hui disponibles. Les robes japonaises ne sont pas des "sacs à patates" qui doivent souffrir de comparaisons avec les très beaux  - et très ajustés - modèles Dear & Doe. Elles ont des coupes bien particulières qui ne correspondent pas forcément à toutes les morphologies et qui, bien sûr, ne correspondent pas à tous les styles. Il appartient à chaque couturière (et couturier) de développer sa relation avec les marques de patrons qui existent, quitte à prendre le risque de ne pas suivre la tendance.

La couture prends sur nos temps et doit donc rester un plaisir ; plaisir guidé par nos goûts, nos envies, nos préférences... 


Je terminerai ce billet par une jolie citation trouvé dans l'univers merveilleusement tarabiscoté de Claude Ponti :

"Un vêtement heureux est plus confortable qu'un vêtement trop savant."
Almanach ouroulboulouck, L'Ecole des Loisirs, 2007.


Couture • Mais au fait, avec qui je couds ?

© Anaïs Cayla

Perrine Colignon du site Petit Citron a proposé aux internautes et autres "facebookien-ne-s" qui la suivent, de donner leur avis sur leur(s) machine(s) à coudre afin d'établir une liste à l'attention de celles et ceux qui souhaiteraient en acquérir mais hésitent face aux choix de plus en plus nombreux tant en terme de marque, de puissance, de capacités mais également de prix.

C'est avec un grand plaisir que je réponds donc aux questions qu'elle nous soumets :

Quels sont le modèle et la marque de votre machine à coudre ?
J'utilise une Pfaff varimatic 6085, un modèle assez ancien, mécanique, que ma grand-mère m'a très gentiment donné.

Depuis quand l’utilisez-vous ?
Cela va faire bientôt deux ans.

Combien a-t-elle coûté (environ) ?
Si j'en crois le bon de commande que j'ai retrouvé, achetée en 1996, elle a coûté 3400 Francs.

Que faites-vous avec (du patchwork, des vêtements, des sacs, de la déco…) ?
Je couds des vêtements - uniquement pour moi pour l'instant mais je prévois de coudre des vêtements de bébé pour des amies, ainsi que de petits accessoires (nœuds papillons sur broche, cols Claudine, foulards, guirlandes pour chambres d'enfants...)

A quelle fréquence l’utilisez-vous ? une fois par an ? tous les jours ? une fois par semaine ?
Tout dépend de mon emploi du temps de la semaine, de mes envies et des projets en cours. Cela peut aller de plusieurs fois par semaine à une fois dans le mois à peine...!

Quel est votre degré d’amour, ou de haine, envers votre machine ? A-t-elle un petit nom ?
Je l'aime beaucoup ;-) mais, face à une difficulté, je ne sais pas toujours si c'est de ma faute ou de la sienne et j'ai parfois peur de la casser par manque de connaissance... 
Elle n'a pas de petit nom... Faudrait que j'y songe pour marquer le coup des visites de plus en plus nombreuses par ici...!

Quelles fonctions de votre machines vous sont les plus utiles ?
Le point droit (avant et arrière), le point zig-zag, la boutonnière, la pose de fermeture éclair.

© Anaïs Cayla

Y a-t-il quelque chose dans votre machine qui vous énerve ? Si oui, quoi ?
Deux choses. Elle ne supporte pas trop d'épaisseurs - ceci étant, je ne couds ni jean ni cuir donc cela n'est pas trop dérangeant. En revanche, le point zig-zag fait systématiquement froncer les étoffes trop fines lorsque je surfile des pièces... Je ne sais pas si cela tient de la machine et ou fait de la finesses de certains tissus...
Ah une autre chose... Je n'aime pas régler la tension du fil de canette en tournant une vis... Il faut toujours prêter attention au sens et j'ai souvent peur de me tromper !

La recommanderiez-vous ? Pourquoi ?
Oui, sans aucun doute car il s'agit d'une machine très performante pour réaliser toute sorte de projet. Elle permet de réaliser tous les points de base et, à mon sens, c'est l'essentiel en couture. Je ne cherche pas à ajouter des broderies ou des points décoratifs sur mes projets : j'admire toujours ces travaux chez d'autres couturières, j'aime la manière dont cela met en valeurs leurs créations, mais je ne ressens pas le besoin de faire de même !

Quels sont selon vous les critères à étudier quand on veut acheter une machine ?
La machine doit correspondre aux besoins du couturier ou de la couturière. Cela peut sembler banal comme phrase mais c'est très important ! Il y a toutefois quelques bases qu'une machine se doit d'avoir : point avant et arrière, point zig-zag, point de boutonnière, déport de l'aiguille pour la pose de fermetures éclairs...sont des incontournables exigés par la plupart des projets.

Quelle est la machine de vos rêves ?
La même que la mienne ;-) Un peu fainéante parfois (et pas toujours satisfaite de l'aspect de mes boutonnières), je me prends à rêver d'une fonction automatique pour les réaliser, d'un point zig-zag à l'allure parfaite même pour des étoffes très fluides et peut-être d'une puissance un peu plus importante pour coudre beaucoup d'épaisseurs... Et encore... J'aime bien Pfaffie ! Ah tiens... Un surnom !


Couture • Une Kocotte Sacôtin : l'histoire


© Andreas Bauer - Origami Kunst

Celles et ceux qui n'ont pas facebook doivent se demander pourquoi il n'y a plus eu d'articles depuis le début du mois sur ce bout de toile... Eh bien simplement parce que j'ai trouvé du travail pour une compagnie de théâtre strasbourgeoise et que je n'ai pas (encore) réussi à trouver le rythme idéal entre mon emploi et mes envies d'Instantanés. J'espère en tout cas que vous n'avez pas abandonné le navire car j'ai la tête pleine d'idées ! Quelques cousettes attendaient d'ailleurs d'être prises en photo ; avec le soleil de ce matin, c'est désormais chose faite.

Place à Kocotte pour commencer. Kocotte est un modèle de sac Sacôtin, mais mon aventure avec Véro, la créatrice, a commencée un peu avant le lancement de la marque : sur son site annuaire Pop Couture d'abord lorsque, balbutiant dans la couture, je cherchais des petits patrons, gratuits et faciles sur lesquels me faire la main puis sur son site personnel, Couture Stuff où j'ai appris quelques techniques et suivi l'avancé de l'aventure Sacôtin. Dès les premiers modèles, j'ai bavé (n'ayons pas peur des mots) devant ses modèles et ceux réalisés par ses testeuses. Sauf que voilà. Mon problème en couture est que j'ai très vite envie de voir l'objet se réaliser, prendre forme et que, parfois, je manque de minutie et de patience. Sauf que comme je suis aussi maniaque, ça peut vite tourner au drame. Bref, j'avais très envie de tester un modèle Sacôtin mais pas du tout envie de me planter.

Il faut dire également qu'en tant qu'autodidacte, il y a des réflexes et des techniques que je maîtrise plus ou moins bien ; j'étais donc un peu effrayée par la difficulté que je semblais voir sur certains modèles. Arrivée la période de Noël dernier, Kocotte a débarqué dans la boutique : avec ses lignes toutes simples, son prix tout doux, j'ai commencé à craquer... Et puis, les retours sur les patrons proposés par Véro étaient tous très positifs, notamment concernant les explications et points techniques. Mon compagnon avait envie d'offrir un sac original, je couds... vous voyez l'équation !

© benjamint444 - Licence "Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported"
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.en
Après couture, je recommande vraiment les patrons Sacôtin. Pour commencer, il y a des modèles pour tous les niveaux. Les personnes comme moi n'ayant pas envie de restreindre leurs travaux de couture sous prétexte qu'elles débutent seront ravies : oui on peut n'avoir jamais su coudre un bouton jusqu'alors et avoir envie de coudre un sac et en être capable. Véro est de ses créatrices qui le permette tout en contentant les couturières plus expérimentées attirée par le seul modèle et non par le niveau de difficulté. Je n'ai pas eu l'impression de coudre un sac "adapté à mon niveau" et donc moins bien, moins beau, moins original, que les modèles de niveau difficile. Les explications fournies sont quant à elles vraiment claires, tant et si bien qu'à la première lecture j'ai pour ainsi dire auto-généré des difficultés... Vous trouverez dans les patrons Sacôtin des rappels de toutes les bases de la couture, ce qui est fort appréciable car, bien que ne me considérant plus comme une débutante, il m'arrive parfois de douter sur telle ou telle technique : avoir la réponse 3 pages plus haut et ne pas perdre du temps et de l'énergie à fouiller dans un bouquin sur les bases de la couture, est un vrai plus lorsqu'on est lancé dans un projet !

Véro donne l'impression de savoir et de se souvenir ce que c'est que d'être une couturière face à un patron et c'est sans doute à cela que tient la qualité de ses patrons...

Bien évidemment cet article n'est pas sponsorisé par la marque ; il est écrit à partir de mon seul ressenti après avoir cousu une Kocotte et ce ressenti évoluera probablement. Je vous donne rendez-vous avec le modèle Cloé, un jour ;-)


Couture • Une mare de tissus

© Anaïs Cayla
© Anaïs Cayla
© Anaïs Cayla
© Anaïs Cayla
© Anaïs Cayla

Hier j'étais à l'inauguration de l'atelier-boutique De Fil en Aiguilles de l'Association des Insuffisants Respiratoires de Sud Alsace, au pavillon des créateurs du Parc de Wesserling ainsi qu'aux puces des créateurs qui avaient lieu au même endroit.

La pluie était au rendez-vous, il faisait agréablement bon dans le pavillon, les étals colorés débordaient de tissus, de fournitures en mercerie... bref les conditions parfaites pour chiner et pour se consoler du gros temps avec de jolis tissus.

J'ai trouvé de beaux coupons, certains très petits d'autres plus grands. J'imagine des guirlandes, des pochettes mais pour l'instant je regarde et je n'ose y toucher ; j'ai encore laissé les étiquettes sur certains coupons! J'ai aussi raflé du biais que je consomme au kilomètre pour les guirlandes.

Et j'ai bu un merveilleux chocolat chaud...


Couture • Guirlande "Lilli"

© Anaïs Cayla

Après plusieurs jours de préparation des pièces et de ronronnements de machine, la guirlande pour Lilli, toute en couleur et en soleil.
J'ai beaucoup travaillé sur l'harmonie de la guirlande qui s'exprime, selon moi, à la fois dans les nuances de jaunes que dans la recherche de tissus aux couleurs plus éloignées, plus vives qui tranchent et évitent l'écueil du monochrome.

Je ne cache pas que cette guirlande me plait beaucoup et que je trouve qu'elle serait du plus bel effet dans ma chambre...

Guirlande "Lilli".
Modèle : Jessica, couturière et blogueuse sur Craftiness is not optionnal.
Fanions : coupons de tissus achetés en ligne auprès de l'Atelier du possible (lien vers la boutique).
Attache : biais bleu marine acheté auprès de Coudre, Broder, Tricoter.


Couture • Projet et coup de coeur

© Anaïs Cayla

Les aventures filaires continuent !

Avant même la partie plus technique d'un projet (impression ou reproduction du patron, coupe et préparation des pièces, assemblage), il y a... rêver à ce projet.

Pour moi, cela passe aussi par la recherche, parfois ardue, du, des tissus qui feront la différence. Assortir les tons ou les trancher, palper, caresser, tordre le tissu... Et parfois plisser des yeux devant un écran pour acheter en ligne et rester sans voix lorsque le colis arrive, tant la préparation est soignée.

Pour Lilli et sa (future) guirlande.
Merci à l'Atelier du possible.


Couture • Pochette "Anzie"

© Anaïs Cayla

Quand je suis en manque d'enveloppe... je sors ma machine à coudre !

Une lettre pour un couple de jeunes mariés.
L'envie de traduire mon affection à travers les mots.
Mais pas seulement.

L'envie de créer, et à travers cela, d'être unique.
D'imaginer, de concevoir, de choisir les tissus, de contraster les tons, d'assembler les pièces.
Pour eux.

D'inventer, à ma manière, la correspondance et le cadeau de mariage.

Pochette fourre-tout : enveloppe, puis à usages multiples !


Les Instantanés en couture

© Anaïs Cayla


Ce soir, j'inaugure une toute nouvelle rubrique : la couture.
En marge de mes balades photographiques (quelques peu en repos ces derniers temps), j'ai récemment acquis une machine à coudre et me suis lancée dans quelques créations maisons.

Les photos ne sont donc plus au centre de ce travail ; elles me permettent toutefois de conserver une trace de mon travail et ont été préparées et pensées avec soin.

Nous voici donc partis pour une aventure singulière, au pays des bobines, des fils et du numérique !